Quand le jeu devient un vrai problème?

On ne peut pas mesurer la patholo­gie d’un joueur sim­ple­ment par le mon­tant d’argent qu’il dépense. Le jeu, qu’il s’agit du bingo, casino, poker, loterie ou machines à sous, devient pathologique lorsqu’il crée plus de dif­fi­cultés que du diver­tisse­ment à la per­sonne qui joue.

Com­ment recon­naître un joueur dépendant?

Con­traire­ment à d’autres dépen­dances qui ont leurs signes spé­ci­fiques, la dépen­dance du jeu ne présente pas ce genre de signes extérieurs facile­ment recon­naiss­ables. On peut com­mencer à deviner qu’une per­sonne a un prob­lème avec le jeu lorsqu’elle ne parle que de ses  jeux en vous racon­tant en détail ses gains, tout en gar­dant la silence sur ses pertes. C’est une per­sonne qui engage des sommes de plus en plus impor­tantes au jeu.
Enfin si la per­sonne joue pour “oublier ses prob­lèmes” et s’il/elle retourne jouer pour récupérer l’argent perdu, dans l’espoir de “se refaire”, ou si cette per­sonne pense que le résul­tat du jeu dépend plus de la “machine” ou d’un chiffre porte-​​bonheur dans le cas de la loterie, à ce moment vous auriez la cer­ti­tude que cette per­sonne a vrai­ment un prob­lème avec le jeu.

Con­séquences

La dépen­dance du jeu entraîne des nom­breuses con­séquences néfastes pour le joueur, autant au niveau per­son­nel qu’au niveau pro­fes­sion­nel: dépres­sion, fail­lite, divorce, agres­siv­ité, violence,vol et même sui­cide! Ces effets négat­ifs peu­vent s’étendre à ses amis, sa famille, son milieu de tra­vail ou sa communauté.

Que faire et où s’adresser?

Le jeu com­pul­sif ou pathologique est un prob­lème dif­fi­cile à dépis­ter: il faut vrai­ment avoir la puce à l’oreille pour repérer à temps les joueurs com­pul­sifs dans votre famille ou dans votre entourage. A ce but, vous pou­vez utiliser ce mini-​​test de dépistage, qui s’est avéré effi­cace dans la plu­part des cas. Si vous con­statez que quelqu’un de votre famille ou de vos proches a des prob­lèmes liés à la dépen­dance du jeu, n’hésitez pas à sol­liciter l’aide com­pé­tente des pro­fes­sion­nels de ce type de prob­lème. Un cen­tre Européen pour la préven­tion du jeu com­pul­sif à but non lucratif a été mis en place à Genève et a pour mis­sion la préven­tion des con­séquences du jeu com­pul­sif ou pathologique:

Adictel

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